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Signez la pétition pour le développement du fret ferroviaire vers l'Espagne!

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17 septembre 2019


France Nature Environnement (FNE) et des associations affiliées lancent une pétition pour sauver l'avenir du fret vers l'Espagne, en évitant un projet qui comporterait encore des gares TGV excentrées et qui serait inefficace pour le fonctionnement du réseau ferroviaire.

La pétition est disponible sur internet:

Cette pétition est lancée par la fédération d'associations de défense de l'environnement, France Nature Environnement - Languedoc-Roussillon (FNE-LR), et parmi ses associations membres:
- la FNAUT Occitanie (association d'usagers des transports publics), une fédération associée à FNE
- la CRI-LNMP (Coordination Régionale Interassociative - Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan), groupement de 3 associations concernées par le projet de la LNMP,
- ASSECO-CFDT Oc Pyréméd, le mouvement de défense des consommateurs lié au syndicat CFDT dans la Région Occitanie.

Le contexte:

  • Le projet de Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP, en projet), tout comme précédemment le Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM, en service), est initialement justifié par la nécessité de transporter le fret international par rail, pour éviter des files ininterrompues et polluantes de camions
  • C'est à ce titre que ces projets sont soutenus par l'Union Européenne, au titre du Réseau Trans-Européen des Transports (RTE-T, ou en anglais TEN-T pour Trans-European Network - Transports)
  • Déjà pour le CNM, le contrat a été largement piétiné par la France, qui sous-utilise cette infrastructure pour le fret, qui y a construit des gares TGV excentrées inutiles (Montpellier-La Mogère, et Nîmes-Manduel), qui prévoit de détourner une bonne partie des TGV sur cette ligne limitée à 220 km/h, qui y a même fait circuler des trains Intercités (histoire de remplir artificiellement la gare TGV excentrée de Montpellier-La Mogère), et qui a définitivement démantelé les infrastructures utiles aux trains de marchandises (par exemple à Montpellier, le site de la gare de marchandises et le site multimodal de la Compagnie Nationale des Conteneurs, où on construit les tours du projet immobilier «Nouveau Saint-Roch»).
  • La suppression du «trains des primeurs», le train frigorifique quotidien entre Perpignan (marché St-Pierre) et Rungis (marché d'intérêt national), remplacé par des norias de camions, est encore une illustration de la volonté de la France de démanteler le fret ferroviaire.

La question en cours:

  • La LNMP est un projet utile essentiellement pour le fret: le seul trafic voyageurs est trop faible pour justifier un tel projet (les Français comme les Espagnols ont tendance à voyager d'abord dans leur pays plutôt qu'à traverser la frontière, et pour des trajets plus longs comme Paris-Madrid, l'avion reste plus compétitif que le TGV). À l'inverse, le trafic fret est voué à augmenter, au fur et à mesure que l'Espagne augmente son réseau ferroviaire à l'écartement européen (déjà aujourd'hui jusqu'au port de Barcelone), et supprime les goulets d'étranglement (en particulier dans le secteur de Barcelone, avec la nouvelle voie ferrée sous Barcelone et la nouvelle gare TGV de La Sagrera).
  • La LNMP est également indispensable parce que certains tronçons de la ligne actuelle, passant dans les étangs du littoral, sont de plus en plus exposés à un risque de submersion marine. Une telle éventualité paralyserait les liaisons vers l'Espagne.
  • Or le projet actuel, qui prévoit bien une mixité partielle TGV-fret pour la LNMP (entre Montpellier et Béziers), prévoit au contraire que la ligne soit exclusivement dédiée aux TGV entre Béziers Rivesaltes (près de Perpignan). Ceci annule une grande partie de la pertinence du projet.
  • La principale justification donnée est que le fret nécessite de faibles pentes, et donc un tunnel coûteux sous le massif des Corbières. C'est exact, mais c'est à cette condition que le projet peut être utile. Et ce tunnel aurait un grand intérêt pour réduire les impacts environnementaux de la ligne.
  • Du coup, le fret ferroviaire resterait exposé à la saturation de la ligne actuelle et au risque de submersion marine
  • Encore plus ridicule: la mixité ne serait même pas assurée jusqu'à Narbonne (malgré le coût dérisoire de cette option), qui est pourtant le nœud ferroviaire avec l'embranchement vers Toulouse.
  • Pour tenter de justifier malgré tout l'intérêt de la LNMP malgré l'absence de mixité fret, des gares TGV restent envisagées:
    • l'une à Béziers («gare A75»), sans correspondance ferroviaire
    • l'autre à Narbonne («gare du pont des Charrettes»), à un emplacement inutilisable par les TGV Montpellier-Toulouse, auxquels cette gare imposerait un rebroussement
    • et ceci, malgré la volonté affirmée par la Région Occitanie d'abandonner le projet de gare TGV excentrée de Béziers.
    • ces gares TGV excentrées provoqueraient encore des pertes de temps pour les voyageurs, une augmentation du trafic automobile pour rejoindre les gares, et donc au final une baisse d'efficacité du système ferroviaire et une augmentation des nuisances automobiles.

La pétition demande aux élus (locaux, régionaux, nationaux, européens) et à la ministre des transports et de l'écologie, Élisabeth Borne, de revoir le projet pour le rendre favorable au développement du mode ferroviaire et en particulier du fret, à la réduction du trafic routier, et à la limitation des impacts de la ligne sur l'environnement.





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